Maldives

 

 

 

 
Dans une petite baie située au nord de Malé, les courants océaniques convergent à une certaine période de l'année en y apportant des eaux riches en éléments nutritifs. S'en suit une véritable explosion de vie au niveau du plancton. Cette manne attire alors les grands animaux filtreurs : raies mantas et requins baleines...

Le Festin des mantas

Résumé

Ce séjour eut lieu en Octobre 2010. Le mois d'octobre est le tout début de saison pour faire de la plongée aux Maldives. Ce n'est pas une période reconnue pour bien profiter des plongées, car le vent souffle fort et la météo est capricieuse. Les croisières Sud ne sont pas encore d'actualités et seules les croisières autour de Malé Nord ainsi que vers le nord de l'Archipel sont possibles. C'est pourtant en cette période que l'on peut vivre une expérience exceptionnelle. On peut ainsi se retrouver, si la météo le permet, sur l'atoll de Baa au milieu de dizaines de raies mantas tourbillonnant la bouche grande ouverte pour filtrer le plancton. Malgré la présence de plongeurs et de snorkeleurs de plus en plus nombreux chaque année, les raies mantas continuent de venir dans cette petite baie. L'endroit est un fond sableux abrité des courants. La profondeur est faible (15m maxi) et on y retrouve des raies qui sillonnent le terrain aussi bien au fond qu'en surface. Elles semblent rester sur place jour et nuit pendant toute la période où le plancton afflue. Cette période dure un peu plus d'un mois et sitôt la saison terminée, elles repartent alors vers le sud des Maldives.

  • Les Plus : La rencontre avec les raies mantas bien sûr. On peut les voir dans un tout autre environnement que celui connu des stations de nettoyage. Ici elles tournoient et nagent en bancs serrés, la bouche grande ouverte pour se gorger de plancton.

  • Les Moins : La météo capricieuse en cette saison rend aléatoire la possibilité de se rendre sur place. J'ai eu la possibilité d'effectuer deux croisières d'affilée, et je n'ai pu accéder à Baa que lors de la seconde croisière, le vent trop fort ayant empêché notre bateau de faire la traversée au cours de la première croisière. Une fois n'est pas coutume, j'ai eu beaucoup de problèmes avec le croisiériste Seafari avec lequel je suis parti. Je reviens à la fin de cette page sur mes déboires, mais en résumé je ne conseille pas de choisir cette croisière dans l'état actuel des prestations offertes.

Photos

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Tonga
   

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Logistique

La prestation du croisiériste Seafari qui gérait mes 2 semaines de croisières (en fait 2 croisières d'affilé d'1 semaine chacune) a été vraiment mauvaise et je ne conseille pas de choisir cette prestation en l'état actuel des choses. En effet, pendant ces 2 croisières d'affilée, pas mal de problèmes se sont additionnés et ont détériorés l’atmosphère :

  • Problème liés au gonflage Nitrox des bouteilles : 38% d’O2 lors du 1er gonflage pour moi et 36% pour Nicole mon binôme. Il n’y avait pas eu de vérification faite par l’équipage au gonflage et même s'ils ont été surpris par ce résultat, cela ne les a pas empêché de nous faire plonger avec ces mélanges. Bien sûrr la profondeur maximale à respecter aux Maldives étant de -30m, un mélange à 38% reste sans danger, mais ce n'est qu'à mon retour que j'ai appris la présence aux Maldives de courants descendants pouvant facilement entrainer les plongeurs à -40m voire plus... Un des responsables de Seafari joint à mon retour a confirmé que nous n'aurions pas dû plonger avec des mélanges de ce type... Pendant les 3 premiers jours en fait, nous avons plongé avec des mélanges aléatoires allant de 38% à 26% selon les bouteilles et les gonflages. C'est avec l'aide de Fred qui nous accompagnait que le problème a été trouvé et résolu : il y avait un problème de connexion du boitier de mesure (un des cables n'était pas branché !) ce qui faisait que le gonflage était aléatoire...
  • Problèmes de guides non expérimentés. Les 2 guides principaux n’ont fait qu’une saison sur place. Et encore ils ne connaissaient pas Baa non plus. Seul 1 guide local avait déjà plongés 2 fois sur Baa. Lorsque nous n’avons pas pu aller sur Baa, ils se sont rabattus sur des sites qu’ils ne connaissaient pas non plus. Beaucoup de jus alors qu’ils pensaient ne pas en avoir ; peu de jus alors qu’ils pensaient qu’il allait y en avoir (je me souviens avoir vu tout le monde s’accrocher avec leur crochets alors qu’il n’y avait pas de courant !). Je pense qu’on plongeait non pas en fonction des courants mais en fonction du planning. Bref on était toujours à l’heure pour manger mais par contre les rencontres animales ne se faisaient pas dans les meilleures conditions. On a eu cependant quelques plongées sympas (requins gris, raies mantas, raies aigle, belle épave) mais aussi des plongées vraiment nulles (rien à voir : mais vraiment rien du tout, avec une visi archi mauvaise (moins de 8m)).
  • Problèmes de confiance. Les explications sur la raison pour laquelle nous n’avons pas pu aller sur Baa la 1ère semaine étaient confuses. On nous a d’abord expliqué qu’une interdiction de naviguer avait été promulguée par les autorités de navigation pour cause du mauvais temps. Or le vent de force 5/6 ne semblait pas suffisamment fort pour bloquer le bateau. Ensuite on nous a dit que c’était l’armateur qui refusait cela… Bref des explications contradictoires et confuses.
  • Problème de sécurité : outre les problèmes de gonflage nitrox, l’expérience des guides a été mise à défaut. Alors qu’elle avait fait l’impasse sur les 2 premières plongées du séjour (c’était en fait le début de saison pour elle aussi). Yaisa, l'un de nos 2 guides principaux, s’est sentie mal lors de sa première plongée dans le courant. C’est Fred qui l’a ramené en surface au bout de 10minutes de plongée...
  • Problème avec le dinghi qui n’est pas fait pour gérer des plongées dans une mer agitée. L’échelle située à l’avant dans sa partie la plus haute est super dangereuse lorsque le dinghi tangue. De plus, les bouts suspendus à la coque pour permettre aux autres plongeurs d’attendre pendant qu’un plongeur grimpe à l’échelle sont aussi super dangereux : lorsque le bateau tangue, ils peuvent nous arracher la main. Le mieux aurait été de laisser trainer un bout à l’eau pour permettre de s’y accrocher. Dans des conditions de mers difficiles, le plus facile d'après moi est alors de remonter à l’arrière où la coque est plus basse sur l’eau, mais aucune échelle n’est disponible… Le jour le pire fut le deuxième où les vagues et le courant de surface ont rendus la remontée vraiment difficile. Nicole a perdu une palme lors de sa remontée à l’échelle, quant à moi je me suis fait vraiment mal au poignet en m’accrochant au bout. Si Fred n’avait pas été là pour lâcher un bout à l’eau et me permettre de me hisser à l’arrière ca aurait pu être très chaud pour moi. Lors de cette plongée difficile, un guide a même abandonné en surface un N2 (avec un parachute quand même). Le N2 (34 plongées) a dérivé plus de 20min sans que le dinghi ne vienne le récupérer. Il a vidé son air et s’est dangereusement rapproché du récif et des remous. Il a bu la tasse mais heureusement, il n’a pas paniqué…
  • Problème de planning. Comme je l’ai dit plus haut, tout est fait pour avoir 3 plongées par jours à heure fixe sans prendre en compte les conditions météos des sites (courant entrant ou sortant : ils ne savaient jamais, est-ce le bon moment pour y plonger ? Même leur première plongée de nuit a été faite sur un site mauvais (rien à voir)). Heureusement que la deuxième plongée de nuit a été meilleure (ils ne connaissaient pas l’épave et ont été agréablement surpris (comme nous) du résultat)… Je pense qu’ils souhaitent remplir leur quota de plongées pour pouvoir nous faire payer des plongées supplémentaires en fin de séjour. Sur le principe je ne suis pas contre sauf si pour remplir le quota ils nous font plonger sur des sites mauvais (comme par hasard le dernier jour on revient sur le site aux mantas alors qu’au départ de la croisière on ne fait le site qu’une fois avec une deuxième plongée mauvaise…
  • Problème de laisser-aller. Un petit détail qui s’ajoute au reste : lors du retour à l’aéroport, on reprend le dinghi avec nos bagages. Le trajet dure 20 à 30min et au vu du vent et des vagues, on se fait asperger (passager et sacs) par les embruns. L’équipage ne descend même pas les bâches de protection. Le prétexte c’est que ces bâches ne tiennent pas contre le vent… C’est bizarre car sur les autres dinghi qu’on croise, les bâches sont baissées et ne semblent pas se déchirer…
  • Au cours de la deuxième semaine, les conditions météos s’étant heureusement améliorées, on a pu faire la traversée vers Baa. Ce qui est le plus gênant à ce niveau, c’est plus le manque d’enthousiasme des guides. Nous avons été témoins d’un spectacle exceptionnel et au lieu de nous laisser en profiter, on nous obligeait à repartir sur le bateau manger notre déjeuner… Le dinghi est assez grand pour embarquer des sandwiches et lorsque la bouteille d’air est vide, on aurait pu nous proposer de repartir en snorkeling… Non : on nous oblige à ne rester que 60 min pas une de plus car le bateau doit changer de mouillage pour permettre à l’équipage de préparer une petite fête… Je n’ai rien contre les petites fêtes mais pas lorsqu’on a 50 raies mantas qui nous tournent autour en permanence ! Peut-être suis-je jusqu’au boutiste et que les plongeurs lambda préfèrent rentrer manger leur déjeuné sur le bateau… Il se trouve que j’ai demandé aux autres passagers et qu’ils étaient aussi surpris que nous. Un moment ils nous ont même dits qu’on devait aller visiter un village au lieu de faire une plongée. On a dû demander de ne pas aller au village pour remplacer cette visite par une plongée sur les mantas… L’enthousiasme était hélas absent pour les guides qui se collaient à leur sacro-saint planning. La frustration est aussi maintenue par le fait qu’on doive repartir un jour plus tôt pour s’assurer qu’on soit bien près de Malé pour le départ. Pourquoi ne pas naviguer le soir ? Là aussi la confusion a été apportée par des réponses contradictoires : on nous a d’abord dit qu’il était interdit de naviguer de nuit pour ensuite nous dire que l’interdiction venait de l’armateur… Cela veut-il dire que sur d’autres bateaux il est possible de naviguer de nuit et donc de rester une journée supplémentaire sur Baa ?

En résumé je déconseillerai fortement ce type de croisière sur ce bateau aux plongeurs ayant mon profil :

  • lorsqu’on peut aller sur Baa on en retire une frustration car on n’optimise pas le séjour sur place qui devrait être axé uniquement sur le spectacle des mantas
  • lorsqu’on ne peut pas aller sur Baa, les conditions météos étant mauvaises et l’expérience des guides très faible, on n’optimise pas son séjour non plus (plusieurs plongées très mauvaises nous ont été proposées)

Pour les plongeurs occasionnels je ne conseillerai pas non plus cette croisière car les conditions de sécurité ne sont pas respectées. J'espère que Seafari mettra en place un plan d'action efficace pour que tous ces problèmes ne se reproduisent pas la saison prochaine...

 


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